Bucarest

Cela est dû peut-être aussi à sa situation géographique, si près de l’Orient et sous l’emprise de l’Occident, mais aussi sous l’influence slave, ce qui a créé un mélange intéressant, que l’on ne retrouve dans aucune autre ville européenne. En regardant la ville pour la première fois, il est difficile de comprendre pourquoi il y a tant de style architecturaux – la réponse, ce sont les derniers 200 ans d’histoire qui la donnent. Le rapprochement d’Istanbul a signifié l’assimilation de l’architecture turque, mais aussi de la mode et de la gastronomie. Il est aisé de retrouver cette atmosphère-là dans le vieux centre-ville, dans les ruelles étroites où les touristes cherchent des places aux terrasses.

Bucarest

Ensuite, pendant les 100 ans suivants, sous l’influence de l’Ouest, Bucarest est devenue le Petit Paris, et le français la langue que l’on parlait dans chaque maison. Cette période a donné des bâtiments qui sont devenus de véritables symboles de la ville : l’Athénée, le palais Cotroceni, mais aussi le boulevard Calea Victoriei, qui abrite, derrière les belles façades, des musées et des églises ayant une valeur historique inestimable. Un nouveau changement a apporté à la ville l’empreinte de la dictature communiste: des projets urbanistiques gigantesques, des bâtiments administratifs qui sont entrés dans le Guinness Book de par leurs dimensions, et trop peu de liberté. On associe à cette période-là beaucoup de nostalgies imposées par le régime communiste, mais aussi l’émotion de la première Révolution télévisée au monde. Les deux dernières décennies ont signifié la quête d’une nouvelle voie, d’une nouvelle identité, dont on perçoit les repères dans l’esprit libre de la ville, chez les jeunes qui ont une toute autre mentalité.