Le mémorial de la douleur

Une breve description du mémorial de la douleur

Le mémorial de la douleur est dédié aux victimes de la terreur communiste : c’est l’endroit où l’on a liquidé les élites du pays, et l’on garde vivante la mémoire du totalitarisme, en tant que forme de protestation. Le bâtiment a été construit comme une caserne pendant la Monarchie austro-hongroise et devint plus tard une ville frontalière à côté de l’USSR. Dans les années 1950 il a commencé à accueillir des prisonniers importants, les grandes figures de l’élite politique et culturelle roumaine entre les deux guerres, dont beaucoup sont morts emprisonnés.

Les études actuelles estiment à deux millions le nombre de Roumains qui ont été victimes du régime communiste, sous différentes formes : déportés, internés dans des asiles psychiatriques à caractère politique, tués dans des camps et des prisons, prisonniers de guerre, etc. Le Mémorial des Victimes du Communisme et de la Résistance a été aménagé dans l’enceinte de l’ancienne prison de Sighet, qui a fonctionné entre 1945 et 1955 comme centre de détention et d’extermination des opposants du communisme et de l’élite intellectuelle roumaine.

Le musée a ouvert au début des années 1990, d’abord avec une chambre, prétendue d’être une chambre de torture et appelée la Chambre Noire. Par la suite, d’autres cellules d’anciens captifs ont été reconstruites. Aujourd’hui, le musée continue à préserver la structure originaire de la prison et l’atmosphère à travers ses escaliers en fer rénovées et minuscules espaces d’exposition transformées directement des petites cellules précédentes. L’objectif est de fournir un affichage complet de l’histoire du communisme roumain dans le contexte de la Guerre Froide. En fait, il ne représente que les aspects terroristes du régime tels que la collectivisation forcée, les camps de travail, la police politique, la persécution et la tyrannie de Ceauşescu. Autres sujets importants sont la résistance et les révolutions anti-communiste tout au long du Centre-Est de l’Europe. Même si la prison a cessé d’accepter les condamnés politiques en 1955 et a été fermé dans les années 1970, le musée prétend symboliser l’ensemble du régime communiste, le forgeant ainsi dans un résumé, une période historique d’affrontements violents entre l’oppression et la résistance.

Heures de visite:

Haute saison avril le 15 – octobre le 15
Lundi – Dimanche 9h30-18h30
Les dernières visiteurs – 30 minutes avant la fermeture
Basse saison octobre le 16 – avril le 14
Fermé les Lundis
Mardi – Dimanche 9h30-16h30

Prix des billets:

Etudiants: 3 lei
Adultes: 6 lei
Filmage/Photographie
Photographie: 3 lei
Caméras vidéo: 15 lei